EXODUS, Les 30 ans…

20 11 2007

 
FROM …

 

Messages d’amour, ou cris de révolte, chaque chanson d’Exodus est un classique, cet album est un noeud politique et culturel, c’est le son du tiers-monde reprenant ses droits.” Time Magazine

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Le 3 juin 1977 sortait Exodus, 6ème album de Bob Marley accompagné des Wailers pour Island. Cet opusBob-Marley---The-Wailers---Exodus-7--face-B-Island1977.jpg vient de connaître une réédition anniversaire (après un pressage dit “deluxe” en 2001) augmenté du dvd du concert capté en 1977 au Rainbow Theatre de Londres, dvd sorti en 2004 que vous pouviez acquérir il y a quelques temps pour la modique somme de 2 ou 3 euros chez un distributeur de malbouffe clownesque !!! Si cette réédition est à mon humble d’un intéret bien mitigé, celui d’en raconter la génèse, les tenants et les aboutissants, est amplement plus intéressent. C’est ce que réussi à faire avec brio le livre Exodus, les 30 ans qui paraïtra le 17 octobre prochain aux Editions du Chêne-E/P/A . 
Sous la direction de Richard Williams1, le journaliste Lloyd Bradley, auteur de l’excellent Bass culture – Quand le Reggae était roi [INDISPENSABLE!], replace Marley et ses acolytes dans une époque au contexte historique, social et musical explosif pour replonger dans la génèse de l’album. Après avoir évité de peu une tentative d’assassinat le 3 décembre 1976 dans sa propriété de Hope road, à Kingston, Marley et les Wailers après un détour par Nassau, Bahamas, et Miami, s’installent à Londres où ils vont enregistrer les morceaux qui composent Exodus et le suivant Kaya qui sortira en 1978. C’est au mois de mars de cette même année que Marley fait un retour triomphant dans son île natale. 
Bradley suit le groupe dans les rues de la capital britannique, dans deux studios d’enregistrement de l’ouest londonien, sur un terrrain de foot ou autour de sa version baby, dans la propriété qu’Island loua à leur intention ou bien sur la tournée européenne qui suivit la sortie de l’album. Ce récit de très haute volée et passionnant est entrecoupé de témoignages pertinents des journalistes Vivien Goldman, Neil Spencer et Robert Christgau qui ont eu la chance et l’honneur de rencontrer Marley et son groupe au cours de cette période contribuant ainsi à nous faire découvrir encore un peu plus un Marley bien différent de l’image d’îcone que l’on a pu lui donner parfois même inédit et surprenant. 
Cerise sur le spacecake [!], l’iconographie omnipresente, légendée, souvent inédite, est signée par de grands noms de la photographie du genre : au côté d’Adrian Boot et Dennis Morris, que l’on ne présente plus, Kate Simon nous livres des clichés intimistes de la tournée post-Exodus. C’est à son objectif que l’on doit la photo de couverture de Kaya, négatif qu’elle avait capturé lors de son premier séjour en Jamaïque au cours de l’année 1976. Richard Williams confie la dernière partie du livre au Dub Poet, producteur, journaliste et écrivain Linton Kwesi Jonhson (LKJ pour les intimes!) qui décrypte le texte de chaque morceau de l’album.

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 Exodus, les 30 ans couvre une période essentielle à plus d’un titre dans la carrière de l’artiste jamaïcain. L’album éponyme reste le plus emblématique de Marley, opus consacré album du siècle (le XXème!!!) par Time Magazine devant King of blue de Miles Davis et Jimmy Hendrix avec You experience, et dans une moindre mesure classé parmis les 1O1 disques qui ont changé le monde rangés dans Rock’n'Roll, la discothèque Rock idéale de Philippe Manoeuvre. Ces décorations post-mortem, même si Exodus n’est pas le meilleur album de Marley, prouvent sans conteste son influence et son importance sur l’histoire de la musique… toute la musique ! 
Bob-Marley---Punky-Reggae-Party-island1977.jpgUn bras tendu au mouvement Punk avec Punky Reggae Party enregistré avec le groupe Aswad lors des mêmes sessions, sorti en 1977 en 12” avec une version Dub tueuse de Lee Perry en face B ; déclaration d’Amour, soulèvement des consciences, musique enfin reconnue mondialementExodus est tout à la fois ! Il a également de spécifique d’être coincé entre 2 évènements marquants de la vie de Marley : 2 performances scéniques à l’image de son protagoniste qu’Exodus, les 30 ans a su bien mettre en valeur. Le 5 décembre 1976, Marley apparait pour un concert du feu de Jah (!) à Smile Jamaica découvrant un bras gauche bandé des suites de la tentative d’assassinat qu’il essuya 2 jours plutôt. Après un exil de plus d’un an, le Gong revient en Jamaïque et renoue avec le public au cours du One Love Peace Concert le 22 avril 1978. Date du douxième anniversaire qui plus est de la visite de Son H.I.M. dans l’île, cette performance a marqué l’histoire politique jamaïcaine : sur Natural Mystic, Marley invita Mickael Manley et Edward Seaga, les deux ennemis chefs de partis, à venir se serrer la main sur scène, union momentanée dont les photos firent le tour du monde… 

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 Cette belle initiative qu’est Exodus les 30 ans est à lire ABSOLUMENT pour son message, son texte et son iconographie ; pour (re)découvir un album et un artiste ; pour son apport de connaissances ou tout simplement pour le plaisir.
Dans tous les cas à parcourir au rythme de l’opus…

 1 Figure-phare du journalisme rock de la fin des années 1960 aux années 1980. Après avoir consacré le début de sa carrière à la musique, il est aujourd’hui rédacteur en chef de la rubrique sport du Guardian. Il a écrit pour Let It Rock et Streetlife, a travaillé en tant que chroniqueur de pop et de jazz pour le Times, et a écrit des livres sur Phil Spector, Bob Dylan et Miles Davis.

 



Greetings

20 11 2007

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… in The Name of His Imperial Majesty  Haile Selassie,

King of Kings, Lord of Lords, The Conquering Lion of The Tribe of Judah,

Jah Rastafari.